Le Commonwealth des Bahamas est un État insulaire des Caraïbes et l'un des plus anciens sites à « impôt zéro » au monde : il n'y a ni impôt sur le revenu des personnes physiques, ni impôt sur les plus-values, ni droits de succession, de donation ou impôt sur la fortune. L'État se finance à la place par des droits de douane, une taxe sur la valeur ajoutée (TVA, 10 %) et une taxe foncière (Real Property Tax). Pour le trader privé qui négocie son propre portefeuille de valeurs mobilières et d'options, les plus-values boursières, les dividendes et les intérêts restent donc sur place exonérés d'impôt (0 %). Le dollar bahaméen (BSD) est arrimé à parité 1:1 au dollar américain, ce qui rapproche le site de la sphère USD.
Point décisif, volontiers passé sous silence dans les brochures publicitaires : vus des pays D-A-CH, les Bahamas sont un pays tiers, et il n'existe aucune convention de non-double imposition (CDI) avec l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse — les Bahamas n'entretiennent en pratique qu'une seule CDI complète (avec le Royaume-Uni). Sans CDI, la protection conventionnelle contre la double imposition fait défaut, et l'Allemagne applique son droit interne (y compris les § 2 et § 6 AStG) sans atténuation. Un échange de renseignements existe en revanche bel et bien : l'Allemagne et les Bahamas ont conclu un accord d'échange de renseignements fiscaux (TIEA, signé en 2010), et les Bahamas participent à l'échange automatique d'informations (CRS).
⚠️ Ne constitue pas un conseil fiscal. Ce chapitre est une orientation factuelle, pas un substitut à un conseil individuel. Les qualifications fiscales dépendent du cas individuel (instruments, intensité de trading, attaches subsistant avec l'Allemagne, l'Autriche ou la Suisse). Avant un départ, fais toujours appel à un conseiller spécialisé dans les Bahamas et dans le pays d'origine.